Les événements célèbres

 

La guerre de 1914-1918

 

Vous pouvez suivre en plusieurs chapitres à la page "La guerre de 1914-1918" la manière dont Plumaugat et ses habitants ont vécu la grande guerre.

Le monument aux morts

Alexandre Lelièvre

14ème victime de Plumaugat

Des souvenirs de Joseph Madigand

 

La chouannerie à Plumaugat

 

Une histoire riche en événements de 1791 à 1800 résumée à la page "Les Chouans".

Les Chouans, huile sur toile de Charles Fortin, 1849.

 

1594 - Henri IV négocie à Plumaugat

 

Le 1er avril 1594, un groupe de cavaliers quitte Rennes et emprunte la route de Saint- Méen-le-Grand. Ce sont des émissaires du roi Henri IV qui viennent négocier avec ceux du duc de Mercoeur. La rencontre aura lieu à Plumaugat le 9 avril. Où ? On l'ignore. Sans doute pas dans une auberge locale. Dans un manoir ou une vaste demeure du village ? Vraisemblablement. (Une galette-saucisse à celui de nos lecteurs qui nous le dira ! )

 

Selon Jehan Pichart, notaire royal et procureur de Parlement de Rennes, qui relate l’expédition, les délégués royaux sont les Présidents du Chastellier et Harpin, les sieurs de Larrivière-Gouardaye et de La Bouteillerie. Pichart écrira qu'ils « ont conféré » avec leurs homologues « les députez du dit sieur de Mercoeur et ont arresté certains articles pendant ces troubles, attendant la paix ».

 

Suite des longs pourparlers entamés pour obtenir la soumission du duc à la couronne de France ? Sans doute.

Âpre négociation financière pour avaliser une trêve de plus ? Certains croient savoir qu'une somme de 5 000 à 6 000 écus aurait, à cette occasion, été prélevée auprès des paroissiens « du dit lieu », c'est à dire de Plumaugat, pour la partager entre royalistes et Mercoeur. Invérifiable...

 

Toujours selon Jehan Pichart, une seconde entrevue entre les deux délégations se tient à Plumaugat le 23 mai suivant : les envoyés royaux « revinrent le 31, n'ayant rien fait ».

Mais qui est ce duc de Mercoeur ?

Philippe de Lorraine, duc de Mercoeur

(1558-1602)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Sources :

Essai sur l'histoire des églises réformées de Bretagne, 1535-1808. Livre 2. B. Vaurigaud. Editions Cherbuliez, Paris 1870.

Consultable sur https://archive.org/details/essaisurlhistoir02vaur/page/2/mode/2up?q=Plumaugat

Pendant 34 ans, les guerres de religion entre catholiques et protestants ensanglantent la vie des Français. D'un côté, les tenants d'une religion réformée qui s'estime, à juste titre, brimée (10% de la population française de l'époque, mais bien implantée dans la haute noblesse et chez les érudits), et, de l'autre, un pouvoir royal, tenant du catholicisme, fragilisé depuis la mort du roi Henri II qui s'est pris une lance dans l’œil.

 

On va donc s'étriper joyeusement, au nom de Dieu, certes, mais aussi pour assouvir des ambitions personnelles : les grandes familles nobles (Guise, Montmorency, Bourbon, entre autres) cherchant à augmenter leur pouvoir au détriment de la Couronne.

 

Parmi ces ambitieux aux dents longues, Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, beau-frère du roi Henri III (assassiné en 1589), cousin du duc de Guise (assassiné un an plus tôt), chef « ligueur » d'opinion, c'est-à-dire catholique enragé,  mais surtout désireux d’asseoir son autorité sur toute la Bretagne, voire de se l'approprier.

 

La nouvelle conversion d'Henri IV au catholicisme, en 1593, ne change rien à ses projets. La Bretagne, il la tient sous sa coupe, il la garde. Évidemment, le roi de France n'est pas d'accord. D'autant que la « Sainte » ligue catholique n'a plus de raison d'être depuis sa conversion.

 

Lâché par ses alliés, notamment espagnols, et par une population lasse d'être tondue par tous les belligérants (les Anglais s'y sont mis aussi), Mercoeur finira par se soumettre au roi, mais seulement en 1598, obtenant à la fois son pardon, une flatteuse alliance familiale (les fiançailles de sa fille de 6 ans, Françoise, avec César, 4 ans, bâtard d'Henri IV), et la somme extravagante de 4 millions de livres !

 

Ne restait plus à Henri IV qu'à signer, dans la foulée, l’édit de Nantes. Quant à Mercoeur, il finira sa vie aventureuse en guerroyant contre les Turcs.